
Géologie et cavités
Le karst en Haute-Saône
Entre Vosges, plateau de Langres et Jura, un département surnommé « l'île verte ».
Le relief karstique
Située entre les premiers contreforts des Vosges, le plateau de Langres et le massif du Jura, la Haute-Saône offre une variété de paysages qui l'ont fait surnommer l'île verte.
La géologie haut-saônoise est le reflet de cette diversité : on passe, en moins d'une centaine de kilomètres, du socle cristallin des ballons d'Alsace et de Servance à la plaine alluviale de Gray. Si les plateaux calcaires sont essentiellement des formations secondaires (calcaires du Trias et du Jurassique moyen), on trouve par endroits des calcaires primaires (marbre du massif de Chagey) et des formations plus récentes.
En quelques millions d'années, l'eau a érodé les calcaires haut-saônois et créé le karst que l'on connaît aujourd'hui. Porches, gouffres, dolines, pertes et résurgences en sont les signes visibles en surface.

Trois grands ensembles karstiques
Plateaux de Vesoul et Monts de Gy
Jurassique moyen
Des cavités variées
Les cavités haut-saônoises reflètent cette variété. Malgré des profondeurs modestes, la Haute-Saône abrite des gouffres imposants, de longues rivières souterraines, de nombreuses pertes et résurgences, et des siphons qui n'ont pas encore livré tous leurs secrets. Ces cavités hébergent de nombreux cavernicoles, dont les chauves-souris sont les représentants les plus connus.
Pertes et résurgences : gouffre de la Baume de Trésilley, grotte de la Baume de Scey-sur-Saône, source du Planey, grotte de Solborde.
Ces cavités permettent également, avec un minimum d'entraînement, de découvrir le milieu souterrain en toute sécurité au sein des clubs du département.
Il faut aussi noter l'existence de nombreuses mines (charbon, fer, gypse…) à l'est du département. Bien qu'aucun groupe spéléo ne s'y intéresse spécifiquement, elles abritent d'importantes richesses minéralogiques.
Les découvertes spéléologiques
Les premières incursions souterraines en Haute-Saône commencent au début du XIXe siècle.
- 1827Le géologue E. Thirria pénètre sous les porches les plus réputés du département et signale la présence d'importants gisements paléontologiques et préhistoriques.
- 1833Il publie la Statistique de la Haute-Saône. De fructueuses campagnes de fouilles sont ensuite organisées dans de nombreuses grottes du département.
- Plus tardLe professeur Eugène Fournier, précurseur de la spéléologie moderne en Franche-Comté, étudie l'hydrologie et la karstologie de la Haute-Saône.
