Spéléologue minuscule au pied d'une très haute galerie aux parois sculptées et aux stalactites fines.

Géologie et cavités

Le karst en Haute-Saône

Entre Vosges, plateau de Langres et Jura, un département surnommé « l'île verte ».

Le relief karstique

Située entre les premiers contreforts des Vosges, le plateau de Langres et le massif du Jura, la Haute-Saône offre une variété de paysages qui l'ont fait surnommer l'île verte.

La géologie haut-saônoise est le reflet de cette diversité : on passe, en moins d'une centaine de kilomètres, du socle cristallin des ballons d'Alsace et de Servance à la plaine alluviale de Gray. Si les plateaux calcaires sont essentiellement des formations secondaires (calcaires du Trias et du Jurassique moyen), on trouve par endroits des calcaires primaires (marbre du massif de Chagey) et des formations plus récentes.

En quelques millions d'années, l'eau a érodé les calcaires haut-saônois et créé le karst que l'on connaît aujourd'hui. Porches, gouffres, dolines, pertes et résurgences en sont les signes visibles en surface.

Spéléologue debout au bord d'un ruisseau souterrain, sous des draperies et des stalactites.

Trois grands ensembles karstiques

Plateaux de la Saône

Au nord-ouest de la Saône.

Plateaux de Vesoul et Monts de Gy

Entre Saône et Ognon.

Jurassique moyen

Les terrains situés à l'est de l'Ognon.

Des cavités variées

Les cavités haut-saônoises reflètent cette variété. Malgré des profondeurs modestes, la Haute-Saône abrite des gouffres imposants, de longues rivières souterraines, de nombreuses pertes et résurgences, et des siphons qui n'ont pas encore livré tous leurs secrets. Ces cavités hébergent de nombreux cavernicoles, dont les chauves-souris sont les représentants les plus connus.

93 mGrotte de Captiot, la plus profonde
GouffresGouffre de Rougeterre, gouffre du Deujeau, le trou Pinard
RivièresRéseau du Chaland, réseau Sapoie-Lougres
SiphonsFont de Champdamoy, Frais Puits

Pertes et résurgences : gouffre de la Baume de Trésilley, grotte de la Baume de Scey-sur-Saône, source du Planey, grotte de Solborde.

Ces cavités permettent également, avec un minimum d'entraînement, de découvrir le milieu souterrain en toute sécurité au sein des clubs du département.

Il faut aussi noter l'existence de nombreuses mines (charbon, fer, gypse…) à l'est du département. Bien qu'aucun groupe spéléo ne s'y intéresse spécifiquement, elles abritent d'importantes richesses minéralogiques.

Les découvertes spéléologiques

Les premières incursions souterraines en Haute-Saône commencent au début du XIXe siècle.

  1. 1827Le géologue E. Thirria pénètre sous les porches les plus réputés du département et signale la présence d'importants gisements paléontologiques et préhistoriques.
  2. 1833Il publie la Statistique de la Haute-Saône. De fructueuses campagnes de fouilles sont ensuite organisées dans de nombreuses grottes du département.
  3. Plus tardLe professeur Eugène Fournier, précurseur de la spéléologie moderne en Franche-Comté, étudie l'hydrologie et la karstologie de la Haute-Saône.
Spéléologue en combinaison rouge escaladant un vaste éboulis de blocs, au fond d'une grande salle souterraine.